Le tableau de suivi de candidatures qui tient la distance

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Les colonnes à mettre dans votre tableau de suivi de candidatures, celles qui ne servent à rien, et le moment précis où un fichier Excel commence à vous coûter des opportunités.

Au bout de trois semaines de recherche, tout le monde finit par ouvrir un tableur. C'est le bon réflexe : sans trace écrite, vous ne saurez plus qui vous avez relancé, ni ce que le recruteur d'Alan vous avait dit sur le process. La question n'est pas de savoir s'il faut un tableau de suivi de candidatures, mais lesquelles de ses colonnes vous servent réellement.

Les six colonnes qui font le travail

Après ça, chaque colonne supplémentaire est du temps de saisie que vous ne passez pas à candidater.

  • Entreprise et Poste. Évident, mais notez l'intitulé exact de l'annonce : c'est lui que le recruteur emploiera au téléphone, trois semaines plus tard.
  • Date d'envoi. C'est la colonne la plus importante du tableau, parce que c'est elle qui déclenche les relances. Sans date, pas de relance ; sans relance, vous perdez des dossiers qui étaient encore vivants.
  • Statut. Quatre valeurs suffisent : à postuler, envoyée, en process, terminée. Les gens qui inventent douze statuts arrêtent de mettre le tableau à jour au bout de dix jours.
  • Contact. Le nom et le canal de la personne en face — recruteur, manager, ou la personne qui vous a mis en relation. Un dossier avec un nom dessus se relance ; un dossier avec une adresse recrutement@ beaucoup moins.
  • Prochaine action et sa date. C'est la colonne que 90 % des tableaux oublient, et c'est celle qui transforme un historique mort en outil de travail. « Relancer Camille le 4 septembre » vaut mieux que n'importe quel code couleur.

Les colonnes qui vous ralentissent

Le salaire affiché, le lien vers l'annonce, la ville, la taille de l'entreprise : tout cela paraît utile au moment où vous construisez le tableau. En pratique, ces champs se remplissent une fois et ne sont jamais relus. Pire, ils allongent la saisie au point que vous finissez par ne plus enregistrer les candidatures du tout — et un tableau incomplet est plus dangereux qu'un tableau absent, parce que vous lui faites confiance.

Gardez-en un seul : le lien vers l'annonce. Les offres sont dépubliées vite, et le jour de l'entretien vous serez content d'avoir le texte exact des missions.

Le moment où le tableur ne suffit plus

Un fichier Excel gère très bien vingt lignes. Ce qu'il ne sait pas faire, c'est vous prévenir.

Le point de bascule arrive toujours au même endroit : quand plusieurs process avancent en parallèle. Vous avez un entretien RH mardi chez l'un, un test technique à rendre jeudi chez l'autre, une relance qui aurait dû partir lundi chez un troisième. Le tableur contient l'information, mais il ne vous la présente jamais au bon moment — il faut penser à l'ouvrir. C'est exactement là que les dossiers meurent : pas par refus, par silence des deux côtés.

Les trois symptômes qui indiquent que vous avez dépassé la capacité d'un tableur :

  1. Vous ouvrez le fichier et vous ne savez pas par où commencer.
  2. Vous vous êtes déjà présenté à un entretien sans avoir relu l'annonce.
  3. Vous avez relancé quelqu'un deux fois, ou pas du tout, sans en être sûr.

Ce qu'il faut faire à la place

Le principe est simple : votre outil de suivi doit répondre à la question « qu'est-ce que je fais aujourd'hui ? », pas à la question « qu'est-ce que j'ai fait ? ». Concrètement, cela veut dire une vue triée par date de prochaine action, pas par entreprise ni par date d'envoi.

Si vous restez sur un tableur, créez-vous un onglet « cette semaine » avec un filtre sur la colonne date. Si vous voulez vous épargner la maintenance du fichier, Prepint tient ce suivi pour vous : chaque candidature porte sa prochaine action et son échéance, et le tableau de bord les affiche par ordre d'urgence, les retards en tête. S'y ajoutent sept statuts qui couvrent tout le parcours, une fiche de préparation générée à partir du lien de l'annonce, et les contacts rattachés au dossier auquel ils appartiennent. C'est gratuit, et la création de compte prend un clic.

Quel que soit l'outil, la règle qui compte est la même : une candidature sans prochaine action datée n'est pas une candidature suivie, c'est un souvenir.

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